Les parents des enfants victimes de persécution à Keerom n’ont pas encore reçu les résultats de l’enquête

Keerom
Illustration de la violence. - IST

Jayapura, Jubi – Elvi Yoku, l’un des parents des enfants victimes de violences prétendument commises par les soldats de l’armée de terre à la régence de Keerom, a dit qu’elle n’avait pas encore reçu les résultats de l’enquête sur les abus subis par son fils, Rahmat Paisei, et deux de ses amis. Yoku espère que les persécuteurs seront immédiatement traités conformément à la loi applicable dans ce pays.

Rahmat Paisei (15 ans), Bastian Bate (13 ans) et Laurents Kaung (11 ans) ont été persécutés au poste du groupe de travail des Opérations de paix de Cartenz situé dans la rue Maleo, village de Yuwanain, Arso II, district d’Arso, régence de Keerom, jeudi (27/10/2022). Les trois enfants auraient été maltraités par les soldats de l’armée de terre à l’aide de chaînes, de fils et de tuyaux et ont dû subir un traitement à l’hôpital.

Yoku a admis que jusqu’à mercredi (23/11/2022), elle n’avait pas reçu d’informations sur les progrès de l’enquête menée par la police militaire du Commandement de la zone militaire (Komando Daerah Militer/Kodam) XVII/Cenderawasih. Il n’a pas non plus reçu d’informations sur les progrès de l’enquête de la part de la Commission nationale des droits de l’homme de Papouasie. « On ne m’a rien dit », a confié Yoku à Jubi, mercredi.

Elvi a indiqué qu’elle rencontrerait la police militaire de Kodam XVII/Cenderawasih et la Commission nationale des droits de l’homme de Papouasie pour s’enquérir des progrès des enquêtes sur le cas de persécution. Elle espère que les auteurs de ces actes seront poursuivis conformément à la loi applicable dans ce pays. « Je vais envoyer un message WhatsApp pour demander », a-t-elle dit.

Pendant ce temps, la directrice de l’agence d’aide juridique Association des femmes indonésiennes pour la justice (Asosiasi Perempuan Indonesia untuk Keadilan/APIK) de Jayapura, Nur Aida Duwila, a assuré qu’une coalition de plusieurs agences d’aide aux victimes en Papouasie se concentre actuellement sur la mise en place de l’aide au rétablissement psychosocial des trois enfants. « Rahmat Paisei et ses amis ont besoin d’un rétablissement, non seulement d’un rétablissement de la santé mais aussi d’un rétablissement psychosocial », a expliqué Nur à Jubi, mardi (22/11/2022). (*)

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