La Papouasie a besoin de 4 652 instructeurs supplémentaires en agriculture et en élevage

Papouasie
Le chef du Bureau de l'agriculture et alimentaires de la province de Papouasie, Semuel Siriwa, à Jayapura, mercredi (3/8/2022). - Jubi/Alexander Loen

Jayapura, Jubi – Jusqu’à présent, la province de Papouasie ne compte que 897 instructeurs en agriculture et en élevage. Ce nombre est encore insuffisant, sachant qu’il y a 5 549 villages répartis dans toute la province de Papouasie.

Le chef du Bureau de l’agriculture et alimentaires de la province de Papouasie, Semuel Siriwa, a dit que la présence des instructeurs est très importante. Les instructeurs en agriculture et en élevage ont pour mission d’enseigner l’innovation et la technologie afin que les agriculteurs puissent bien cultiver et que les éleveurs réussissent.

Siriwa a indiqué que, dans l’idéal, chaque village de Papouasie devrait être assisté par un instructeur, car la Papouasie dispose d’un potentiel abondant de terres et de produits de base locaux. En outre, de nombreuses régions de Papouasie sont difficiles à atteindre.

« Les instructeurs ont parfois du mal à atteindre certains villages, tant dans les montagnes que dans les vallées. La Papouasie manque de 4 652 instructeurs », a déclaré Siriwa à Jayapura mercredi (3/8/2022).

Selon Siriwa, dans les années 1990, les instructeurs en agriculture et en élevage en Papouasie ont atteint plus de 5 000. Cependant, il n’en reste plus que 897.

« Le nombre des instructeurs a diminué à cause des retraites, ainsi que de la mise en œuvre de l’autonomie spéciale, si bien que beaucoup sont rentrés chez eux. De nombreux instructeurs sont également recrutés comme équipes de campagne lors des élections régionales, car ils sont proches des agriculteurs », a-t-il expliqué.

Malgré le nombre limité d’instructeurs, Siriwa a déclaré que divers programmes étaient toujours mis en œuvre pour exploiter le potentiel des terres et des produits locaux. « Les résultats sont tout à fait satisfaisants, comme en témoigne l’augmentation de la production de riz depuis 2013 », a-t-il conclu. (*)

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